ACT et TCC
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ACT et TCC
Qu'est-ce que la Thérapie ACT ?
Thérapie d'acceptation et d'engagement
" Si la douleur est inévitable, la souffrance est optionnelle "
La douleur est inhérente à la vie humaine, elle est normale. Toute notre vie nous sommes confrontés à des situations difficiles, des évènements, des moments douloureux, des maladies, des pertes, des injustices…c’est malheureusement inévitable. La plupart du temps cette douleur est adaptative, elle dure plus ou moins longtemps et finit par s’estomper. Mais il se peut que cette douleur s’enracine, et que la souffrance, le mal -être s’installent.
Et quand la souffrance s’installe, nous n’avons qu’une envie, qu’un but : la faire disparaître à tout prix. On va alors consacrer une énergie et un temps incroyables à lutter contre ces pensées, ces émotions, ces angoisses, ces sentiments qui nous assaillent, nous envahissent et finissent par prendre toute la place.
On va alors élaborer, consciemment ou non, tout un tas de stratégies pour lutter contre ces ressentis difficiles, désagréables - ne plus aller à tel endroit, ne plus croiser telle personne, ne plus penser à cela, penser à autre chose, positiver, relativiser, boire un verre ou plusieurs, fumer un joint ou prendre d’autres substances, faire semblant, passer des heures sur les réseaux, ruminer, rêver sa vie, s’en prendre aux autres, s’en prendre à soi-même, etc.- La liste est interminable tant, nous, les humains, sommes doués d’une créativité sans bornes lorsqu’il s’agit de combattre et fuir nos pensées et émotions difficiles.
Et effectivement, la plupart de ces stratégies vont permettre un soulagement, voire un apaisement. Mais l’apaisement sera de courte durée, quelques minutes, quelques heures, quelques jours, quelques semaines dans le meilleur des cas. Tous ces efforts, toute cette énergie, toute cette créativité n’empêcheront pas la souffrance de revenir, voire de s’intensifier par la suite. Nous savons aujourd’hui que plus on lutte contre la souffrance, plus on souffre.
La thérapie ACT a comme objectif de sortir de cette lutte.
Sortir de cette lutte permet surtout libérer de l’énergie et du temps pour ce qui compte, pour ce qui est important pour nous, ce que l’on a laissé de côté car trop occupés à tout faire pour ne plus être envahis par nos ressentis. On va donc petit à petit s’entrainer à se reconnecter à tout ce qui compte ou comptait avant que cette souffrance ne prenne le dessus.
Est-ce que ça marche vraiment ?
Cette thérapie est recommandée par la HAS (haute autorité de santé) et par l’OMS (organisation mondiale de la santé). A ce jour elle a fait l’objet de plus de 1000 études randomisées contrôlées qui ont prouvé sa grande efficacité. Bien entendu, cela ne signifie pas que cela « marche » à 100% et pour tout le monde, mais ce qui est certain c’est que cette approche a aidé un très grand nombre de personnes à aller mieux et qu’elle est accessible à tous.
Et combien de temps cela va durer ?
Le nombre de séances nécessaire est très variable d’une personne à l’autre. On a coutume de dire que cela va de quelques semaines à deux ans mais il n’y a pas de règles. Quoi qu’il en soit, c’est vous qui décidez ou non de mettre un terme à l’accompagnement.
Et comment ça se passe ?
Les premières séances servent avant tout à faire connaissance et comprendre votre situation. Nous prenons le temps d’explorer votre parcours, vos habitudes, les difficultés que vous rencontrez et ce que vous souhaitez changer.
Ce temps de compréhension est essentiel : selon les situations, il peut s’étendre sur plusieurs séances avant que le travail thérapeutique proprement dit ne commence. C’est une phase où l’on pose les bases du suivi et où l’on construit ensemble une compréhension claire de ce qui se joue.
Les séances de suivi permettent de poursuivre le travail engagé et d’approfondir la compréhension de vos expériences, émotions et réactions. Elles visent à expérimenter de nouvelles façons de penser ou d’agir, à en observer les effets et à les ajuster au fil du temps.
La régularité des séances est une composante essentielle de ce travail : elle offre la continuité nécessaire pour avancer pas à pas. Dans ces approches, le changement se construit progressivement, à travers la répétition, l’observation et le temps d’intégration entre les séances.
La TCC(E)
Thérapie comportementale, cognitive (et émotionnelle)
La TCC se centre sur le (ou les) problème présent de la personne, tout en tenant compte de ses causes de développement. Elle s’intéresse aux interactions entre les pensées, les émotions et les comportements en lien avec le problème. En effet, dans la vie de tous les jours, ce que l’on pense (par exemple « je ne suis capable de faire cela ») ce que l’on ressent (« je suis triste et en colère contre moi-même ») et ce que l’on fait (« autant ne pas y aller si je n’en suis pas capable… ») s’influencent mutuellement.
La personne est au centre de la thérapie : elle est considérée comme l’« experte » du problème et collabore avec le thérapeute, « expert » des techniques thérapeutiques. Ce travail de collaboration permet de développer une compréhension commune des problèmes et de définir ensemble les objectifs de l'accompagnement et les techniques thérapeutiques qui seront utilisées. Ainsi, l'idée est de permettre à la personne de trouver ou retrouver son autonomie de façon durable.
De nombreuses recherches scientifiques montrent l’efficacité de la TCC dans la prise en charge de diverses problématiques (dépression, troubles anxieux, insomnie, difficultés relationnelles…).